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MessageSujet: Of piña colada and sainthood ▬ ft. Lily Mer 11 Nov - 11:56


ft. Lily
"I'm gonna get you to burst just like you were a bubble, Frame me up on your wall just to keep me out of trouble, Truly free, love it baby, I'm talking no inflation, Too many war wounds and not enough wars, Too few rounds in the ring and not enough settled scores, Too many sharks, not enough blood in the waves"

Of piña colada and sainthood

 Il y a des façons plus agréables de passer son vendredi soir que d'aller s'enterrer dans le bar le plus proche avec ce qui vous sert de supérieur hiérarchique.

 Qui plus est en vous forçant la main.

 C'est vrai que tu n'es pas le genre de type à qui on force facilement la main, et c'est vrai aussi que tu n'es pas non plus le genre de type hyper-social qui a toujours trente-cinq plans de prévus tous les vendredis soirs.

 Mais quand même, il y a des choses que tu trouves difficiles à accepter sans rien dire.

 Elle s'est approchée de ton bureau avec un air de saint et tu as flairé l'arnaque, à l'heure où tout le monde commençait à remballer ses affaires. Même toi, qui n'est pas la personne la plus bavarde du monde au moment de la pause café, tu as déjà entendu parler du penchant de la chef pour traîner après les heures de boulot dans les bars autour du commissariat, et tu savais aussi qu'elle trouvait toujours un bleu ou un pauvre mec rongé par l'ambition pour l'accompagner. Visiblement elle n'a pas rencontré beaucoup de succès ce jour-là, parce qu'elle a tenté sa chance avec toi – et s'il y a bien quelqu'un avec qui tu n'irais pas sortir un vendredi soir, c'est bien toi.

 Mais c'est ta patronne et tu as dû accepter, ne serait-ce que par précaution ; si ça se trouve elle va se bourrer la gueule et tu n'as pas très envie qu'on retrouve l'un des principaux responsables du poste de police en état d'ébriété sur la voie publique. Déjà que vous autres de la police n'avez pas très bonne réputation, pas la peine d'en rajouter une couche.

 Préparé, résigné, tu t'es donc laissé entraîner avec une mauvaise volonté qui dégoulinait par terre.

 Le bar sent l'alcool et la sueur et le mec au comptoir n'a plus l'air très vivant, mais jusque là les choses sont moins terribles que ce que tu imaginais. Ils ont même une quantité de beignets fourrés qui te font les yeux doux depuis la carte – enfin une bonne nouvelle. Au moment de passer commande, tu te limites à la bière alors qu'à côté de toi ta chef attaque la soirée à grands coups de liqueurs dont tu n'as jamais entendu le nom. Tu espères silencieusement qu'elle ne va pas commencer à taper la discute parce que, Seigneur, tu ne sais même pas si tu dois la tutoyer ou la vouvoyer. En la voyant entamer son verre, tu te promets de garder un œil sur elle au cas où elle se mette à faire des bêtises mais, bizarrement, tes soucis s'envolent au moment où l'on te pose la première assiette fumante sous le nez. Tu décides d'avoir confiance en l'humanité pour cette fois-ci alors que tu engloutis les premières bouchées ; après tout, tu n'as pas mangé depuis dix heures ce matin et il y a encore quatre ou cinq assiettes qui attendent tes bons soins en cuisine.

 Si tu avais su, tu aurais commandé au moins le double.




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Dernière édition par Hannibal Feuermann le Jeu 19 Nov - 22:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Of piña colada and sainthood ▬ ft. Lily Dim 15 Nov - 12:32


JUST
FUCK
ME
TAKEN FOR GRANTED
L'alcool, ô nectar envoûté par un sentiment d'oubli qui nous laisse dans cette spirale infernale. Je bois pour oublier que je bois, tel sont les dires du buveur quand il s'adressa au Petit Prince. Et, bien que l'alcool ne fût pas une boisson qu'elle affectionnait particulièrement, oublier la journée pourrait égayer sa soirée. Mais il lui fallait une personne, un ange gardien qui veillerait sur sa conscience alors qu'elle serait au fond du trou, à réfléchir l'oubli qui l'occultait depuis les cieux. Or, ce vendredi soir, elle ne voulait pas aller voir ceux qui, d'ordinaire ne ronchonnait jamais, avec le maigre espoir d'une hausse de salaire, ou juste terminer la soirée en beauté avec la patronne.

Sincèrement, on dirait le résumé d'un putain de film porno de merde qui permet à deux trois cons de s'astiquer la nouille sans avoir une nana dans leur pieu.

Mais qu'importe, elle se prépara en enfilant son long manteau noir, avant de se diriger vers un de ses subalternes. Cet homme au regard sombre et à la carrure de gentleman, cette personne qui à elle seule vous fait comprendre que Dieu vous a abandonné. Elle n'avait pas peur de lui, elle n'avait aucun raison d'en avoir peur. Un homme, une pourriture. Si elle était devenue responsable, c'était pour une bonne raison. Ah, quelle surprise se fut pour ses amis de voir que ce petit bout de femme ait pu devenir une chef. Une fille, quelle idée, ah quelle idée ! Une demoiselle ne peut point magner les armes, et tous se liguèrent contre sa réussite. Mais elle n'en avait cure, elle était au sommet, brillant sur son étoile de bonne fortune.

C'est pour cela qu'elle n'avait eu aucun mouvement de recul, ni une once de peur pouvant se lire sur son visage contrairement à la plupart de ces policiers. Elle lui demanda brièvement - ce qui ressemblait d'ailleurs plus à un ordre - s'il désirait venir avec lui dans ce bar proche de leur lieu de travail. Il avait simplement accepté, sans bonjour ni merde. Elle l'avait fixé quelques instants, avant de s'engouffrer dehors, afin d'affronter cette nuit hivernale.

Le bar était simplet, d'une modestie qui en faisait son charme. Le comptoir était habité par quelques âmes rêvassant sur la beauté du monde. Elle soupira, et commanda brièvement quelques alcools - parmi lesquels un mojito d'une douceur inouïe, l'une des spécialités de cet endroit qui comptait pour barman un ancien antillais. Hannibal commanda des beignets et une vulgaire bière, qui était par ailleurs absolument infecte. Dans un soupir, elle commença à boire avec un élan de nonchalance. Un silence pesant s'installa malgré elle, et elle fut désolée de ne trouver aucun sujet, du moins aucun sujet qui pourrait un temps soit peu l'intéressait lui.

▬ Crois-tu en Dieu ?

Ce fut les seuls mots qu'elle parvint à sortir, car son attitude lui semblait digne d'un chrétien. Et la croix qu'il traînait sur lui ne lui avait pas échappé. C'est étrange de voir qu'un tel homme puisse avoir une telle croyance. Après tout, Dieu est censé venir aux plus faibles.





« when the sun goes down »
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MessageSujet: Re: Of piña colada and sainthood ▬ ft. Lily Jeu 19 Nov - 22:14


ft. Lily
"I'm gonna get you to burst just like you were a bubble, Frame me up on your wall just to keep me out of trouble, Truly free, love it baby, I'm talking no inflation, Too many war wounds and not enough wars, Too few rounds in the ring and not enough settled scores, Too many sharks, not enough blood in the waves"

Of piña colada and sainthood

"Crois-tu en Dieu ?"

 Tu reposes ta bière. C'est une allemande, et elle ne vaut probablement guère plus que de la pisse, mais elle a le goût réconfortant de l'habitude. Et elle est fraîche, c'est déjà ça.

 Tu ne réponds pas tout de suite. Ça ne fait pas un quart d'heure que vous êtes là ; tu n'as même pas entamé ta troisième assiette. Pourtant, il semble que vous en soyez déjà aux pseudo conversations métaphysiques du fond de la bouteille. Tes doigts se referment sur la croix de métal qui pend à ton cou, plus par habitude qu'autre chose. Elle est tiède, à force d'être logée contre ta poitrine, comme si elle était devenue partie intégrante de toi. Tu passes le pouce sur la surface patinée, de haut en bas et de droit à gauche, et un sourire étire tes lèvres à l'échelle moléculaire.

 Tu réfléchis à ce que tu pourrais lui répondre, quand tu t'aperçois que c'est inutile. Sans la regarder, tu hoches la tête – des fois, les mots ne suffisent juste pas – avant de reprendre une gorgée de ta bière. Tu grimaces. Non, définitivement, tes compatriotes savent faire la guerre mais pas l'alcool.

 Tu repousses la deuxième assiette, attrapes sereinement la troisième. Le type du bar commence à te surveiller d'un air inquiet. Au-dessus du comptoir, un poste de télé réglé au minimum chuchote les réflexions du commentateur d'un match de baseball. Depuis que vous êtes arrivés, le petit bar s'est rempli doucement et le bruit de la circulation au-dehors s'est noyé dans les conversations à voix basse et le fouillis feutré des consommations.

 Elle ne dit rien. Tu as l'impression que c'est ton devoir de subordonné de poursuivre la conversation. Il y a des gens, tu le sais, qui maîtrisent l'art de maintenir une conversation tout ce qu'il y a d'aimable et vide ; tu sais aussi que ce n'est pas ton cas. Tout ce dont tu parles – quand tu parles –, ça vient directement de ton cœur, et ce n'est pas toujours évident pour avoir une discussion neutralement professionnelle (ou professionnellement neutre). A choisir, dans ces moments-là, tu préfères te taire.

 Alors ça te surprend un peu toi-même quand tu t'interromps entre deux bouchées pour desserrer la mâchoire.

"J'y ai toujours cru. Certains disent que c'est une faiblesse, une chose à laquelle on se raccroche quand on n'a plus la force d'affronter en face ses problèmes. Ou une explication toute faite pour ceux qui cherchent des réponses sans en trouver. Ils ont peut-être raison," tu fais en haussant les épaules. "Mais je préfère dire que c'est ma force. Elle est tout ce pour quoi et par quoi je combats – euh, c'est une expression," tu ajoutes avec un peu trop de précipitation. "Peut-être que c'est une mauvaise chose, mais si il y en a qui pour avancer dans la vie ont besoin de croire en quelque chose comme le pouvoir ou l'argent, je pense que ce n'est pas si mal de croire en un idéal d'amour et de solidarité."

 Tu reprends ici une gorgée de ta bière comme un autre aurait repris une bouffée d'air pour conclure ton envolée (lyrique ? rhétorique ? théologique ?). Tu n'arrives pas à t'expliquer pourquoi tu as déballé toutes ces conneries sur Dieu à cette femme que tu connais à peine – et qui est responsable de ton éventuelle future promotion par-dessus le marché. Ce n'est pas la quantité ridicule d'alcool dans ton sang qui te délie la langue, tu en es conscient ; tu n'as aucune excuse derrière laquelle te cacher.

 Peut-être que tu avais juste envie de parler à cette femme, assis à ce bar, en face de quatre assiettes de beignets. Et d'une bière, bien qu'allemande, proprement dégueulasse.

 Des fois, dans la vie, les choses peuvent être aussi simples.

"Et vous ?"


Changé Riptide pour Irresistible coz Patrick Stump is damn cute ♥



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